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Paula Boffo est née en 1994 en Argentine. Elle a étudié l'animation à l'IDAC dans ce pays et elle travaille dans la pré-production en animation pour des clients comme Netflix, Cartoon Network et UN3TV. Elle a fait parti des collectifs Telecomics et Secuencia Disidente. En 2017, elle a été sélectionnée pour l'anthologie de la bande dessinée LGBTIQ+ de la maison d’édition de la ville de Rosario, Argentine. En 2018, elle a publié "La Sombra Del Altiplano" et "Si Mojás Me Enciendo" (bandes dessinées lauréates de deux prix Dibujadxs et nominées au prix Trillo). Elle vient d’être lauréate du concours de création en bande dessinée 2020 du Centro Cultural Recoleta, Buenos Aires. Elle a de même participé aux anthologies de BD "Historieta LGBT", "PIBAS", "Sextories" (Espagne) et "Fierro Magazine". Elle a participé dans les expositions collectives "Deseo Y Problemas" et "A Flor De Piel" et a été la curatrice du Salon "Ocupando Viñetas" du Centro Cultural Recoleta.

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La sombra del altiplano

La sombra est une super-héroïne à machette, une justicière qui sauve les jeunes filles victimes de la traite de personnes. Comme toile de fond, l’Altiplano, dans le nord-ouest de l’Argentine, une région conservatrice où l'Église catholique a une grande influence et où se trouve un important réseau de prostitution forcée. 

 

Phénomène criminel majeur à échelle mondiale, la traite de personnes – et particulièrement celle de femmes et de petites filles – touche les secteurs les plus vulnérables de la société. Dans le cas de l'Argentine, bien que des progrès aient été faits ces dernières années en matière de création d'une législation visant à lutter contre ce phénomène et à fournir des outils d'assistance, la situation ne s’améliore pas dans la réalité concrète.  

 

La peur comme forme de contrôle social que l'on retrouve à la lecture de l'ouvrage de Claire Malary, se manifeste également ici. Mais La sombra vient exorciser la peur pour s'approprier une violence qui ne dépend pas de la victime mais de l'agresseur. Dans la préface de l’ouvrage, Dani Arias fait référence à cela, elle voit cette bande dessinée comme une “déclaration de guerre à un état de choses que nous ne sommes plus prêtes à accepter… Paula n'a pas peur de lever ce flambeau de sa main, de la main d'une fille qui oublie sa peur pour en dire ‘basta’.” 

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